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- Les bords du clain ... le Moulin de Chasseigne
Notre-Dame-la-Grande, l’Art Roman … l’Art Roman, Notre-Dame-la-Grande…
Certes Poitiers est fière de son joyau de l’Art Roman… Les touristes se disputent les photos sur le parvis devant la façade magnifiquement rénovée.
Mais, mais, mais... Il n’y a pas qu’elle à Poitiers !
Il y a aussi les magnifiques bords du Clain. Pour moi, le plus joli coin, démarre du pont de Rochereuil et file le long du boulevard Chasseigne (ou de la rue des Quatre roues).



C’est là que le corps sans vie d’Aurélien Dumont a été retrouvé au niveau du Moulin de Chasseigne.
En écrivant ces lignes, je m’aperçois que pour tout un tas de raisons je suis très lié à ce magnifique coin de Poitiers.
Tout d’abord, je suis né à la clinique de l’Hôtel-Dieu (aujourd’hui l’Inspection Académique), rue Guillaume-le-Troubaour qui est parallèle au Clain à 50 m du Moulin de Chasseigne.

Ma grand-mère habitait dans ce quartier, à quelques pas de ce bord de l’eau. C’était une de ses promenades favorites. Quand j’étais chez elle, elle m’emmenait jouer au jardin de la Villette où il y avait plein de jeux qui n’étaient pas encore passés à la moulinette des normes de sécurité européennes…

Etudiant à la fac de Droit au centre ville, je venais garer ma 4 L dans le parking gratuit sous la pénétrante, là encore à 2 pas du bord de l’eau.
Dans les années 80, un des Moulins, voué à l’abandon, a été sauvé et transformé en base de canoë-kayak par la mairie de Poitiers. L’instigateur de ce projet était… Michel Amand, mon père, adjoint aux sports d’alors. Pendant ce temps ma mère poursuivait sa carrière dans l’Education Nationale en qualité de conseillère pédagogique à l’Inspection Académique.
En 1996, mon premier « chez moi » - pardon, notre « chez nous » - a été un appartement T 3 boulevard Bajon. Nous traversions la rue et nous étions au bord de l’eau. Moins fainéant, j’y faisais des footings et nous partions de là pour aller faire du VTT le long de la Boivre, route de la K7.

Ce bord de l’eau a connu des moments « épiques » comme les grandes inondations de décembre 1982, mais aussi l’exposition « Les filles d’Ouranos » d’Alice Maher en 1997.

inondations - décembre 1982 - rue de la Croix rouge, Pont Intendant Lenain

installation "Les filles dOuranos" ici en couleur, à l'University Park de Nottingham
Et puis, si j’aime bien Notre-dame, pour moi la plus belle église de Poitiers est St-Jean de Montierneuf. Na !

St-Jean de Montierneuf : consacrée par le Pape Urbain II en 1096 ! Alors, hein ?

Petite Histoire du Moulin de Chasseigne
(actuelle base de canoë-kayak)
Au commencement : "Cassanis", une fontaine alimentée par une source qui desservait également les thermes gallo-romains à l'emplacement de l'église St-Germain.
A "Cassanis" devenu "Chasseigne", s'installent au Moyen-Age des moulins dépendant de l'Abbaye de Montierneuf. Au XVIII ème siècle, un établissement de bains avec une curieuse façade inspirée des temples grecs, est construit à proximité.
Vers 1880, les moulins à farine laissent la place à une fabrique qui deviendra la "Brosserie Barrault" . Cette entreprise exploitera jusqu'à une centaine de personnes et fermera ses portes vers 1975. Les bâtiments qu'elle occupait seront rachetés par la Municipalité Vertadier en décembre 1976.
En mars 1977 l'équipe de Jacques Santrot remporte les élections municipales. Michel Amand est nommé Adjoint aux sports.
Lors d'une réunion du 20 novembre 1978, la municipalité décide de l'aménagement du Moulin de Chasseigne - en train de tomber en ruine - en base de plain air. M. Amand est chargé de la programmation du projet.
Le 8 novembre 1979, J. Santrot écrit au Directeur départemental Jeunesse et sports pour lui préciser l'ampleur du projet dont le coût de la 1ère tranche est estimé à 1 160 080 F.
Aujourd'hui, c'est donc une base de canoë - kayak dans un environnement exceptionnel.
Le Moulin de Chasseigne en 1978 : un édifice menaçant ruine...

Les mêmes lieux en 2009
Textes, photos : à partir des archives de Michel Amand
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